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Un blog dédié aux anciens coursiers de notre Dordogne et de sa périphérie, mais aussi à tous nos futurs champions.
(Blog de Bernard PECCABIN)
Venez découvrir en quelques clics l’actualité sportive de notre discipline et celui de ses valeurs au travers de son patrimoine.
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Notre photo : Petit-Breton militaire, décèdera en 1917 suite à un accident au cours d’une mission

Les dirigeants du CC Périgourdin de l’entre deux guerres lors d’une épreuve sur les boulevards avec leur Président M. Delcayrou. Au fond et à droite, on reconnaît l’actuel Palais de Justice.

PETIT-BRETON A PERIGUEUX (1908-1912) ET SA FIN DE VIE EN 1917

- Petit-Breton a toujours son magasin de cycles à Périgueux, ceci comme on l’a déjà vu depuis 1908. .Les années 1910, 1911 et 1912 n’apportèrent pas grand changement dans le lot des coureurs licenciés en Dordogne. Ceux-ci mieux préparés franchirent les limites du département pour disputer de grandes épreuves à Bordeaux, Limoges, Angoulême, où certains se firent remarquer.

- 1912 vit le départ au régiment de quelques éléments. "Petit-Breton" lui-même quitta Périgueux sans sa famille. La représentation des cycles Peugeot fut alors confiée à Bourillon, frère du grand champion cycliste de vitesse… et chanteur de talent.

- Henri Chauvière courait de plus en plus souvent à l’extérieur et Cailloux devenait dangereux. Pour conserver la suprématie des cycles Peugeot, Bourillon faisait venir le Lot-et-Garonnais Navail, sprinter redoutable.

- 1913 fit une razzia. Les coureurs des classes 1912 et 1913 durent rejoindre leur corps en septembre et novembre. Même sous les drapeaux, les Périgourdins se livraient à leur sport favori jusqu’à ce que...

- Les années précédant la guerre, roulant désormais sur cycle Alcyon, le champion continue. Mais il ne remporte plus de courses, ni même d’étapes. Il se classe presque toujours parmi les premiers, sauf accident bien entendu. Au Tour de France, il finit par abandonner chaque année de 1910 à 1914. Il fait figure de doyen. Une deuxième fille, Yvonne, lui est née là-bas, à Périgueux.

- Alarme ! 2 août 1914. Le vélo est raccroché et on peut dire pour toujours. Le soldat de 2° classe Lucien Mazan, alias Petit-Breton, matricule 3401, est mobilisé le 3 août 1914 comme agent vélocipédique de l’état-major à l’Ecole militaire de Paris. L’armée utilise ses compétences.

 

PETIT-BRETON A PORTE L’ORDRE DE REQUISITION DES TAXIS DE LA MARNE

- Après la retraite de Charleroi, c’est l’invasion de la France. Les allemands arrivent jusqu’à la Marne. Il faut du renfort pour le front. On attribue au général Périgourdin Louis Clergerie, chef d’état-major du gouverneur Galliéni une idée décisive dans la soirée du 6 septembre 1914. Celle de réquisitionner les fameux taxis parisiens. Ils transporteront, à 40 kilomètres de la capitale, le complément des troupes de fortune que Galliéni a décidé d’envoyer à l’armée de Maunoury, lancée sur le flanc découvert de l’ennemi. Planton de l’état-major, Petit-Breton s’en va, tard dans la soirée, réveiller le lieutenant responsable de la réserve des taxis et lui remettre l’ordre. Ces voitures partent dans la nuit, roulant au compteur et débarquent leurs passagers à une quarantaine de kilomètres au Nord-Est de Paris. Ils rejoignent l’armée Maunoury sur l’Ourcq. Ces troupes formeront l’aile gauche du dispositif franco-britannique, étendu devant Montmirail et les célèbres marais de Saint-Gond. L’offensive est arrêtée et Paris est sauvé. Après ce succès, la guerre va s’enliser dans les tranchées pour quatre années.

- Tandis que son frère est pilote d’une escadrille Spad, Petit-Breton devient le chauffeur du sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Abel Ferry, neveu de Jules Ferry. Avec ce Lorrain, il se porte constamment sur la ligne de feu. Il est ensuite affecté aux liaisons postales de la région parisienne. Sa famille quitte alors Périgueux pour Boulogne sur Seine, là où il avait acquit une villa en 1909. Un troisième enfant naît dans son ménage.

- Le 20 décembre 1917, dans la nuit d’hiver, en face de sa voiture, une charrette à cheval lui barre la route alors qu’il est à une vingtaine de kilomètres du front. Le choc est terrible, Petit-Breton meurt sur le coup ! On saura plus tard que le charretier était ivre…

- Le conflit sera sans pitié, car ceux qui ne sont ni tués ni mutilés se ressentiront des méfaits de la guerre et ont, en tout cas, cinq ou six ans de plus, lorsque celle-ci prend fin. Le ressort est cassé, il faut se refaire une situation. Les Périgourdins comme tout le monde viennent de basculer dans une autre civilisation, celle de l’horreur et des atrocités….

- Le cyclisme comme le reste, a mis longtemps à se remettre de la "Grande Guerre", après que Petit-Breton(14) et ses compagnons périgourdins soient tombés au front et avec eux bien des enthousiasmes.

 (14) Dans cette période qui précède la première guerre mondiale, le cyclisme évolue sur le grand braquet. Un coureur comme Petit-Breton s’achète une voiture, ce qui constitue à l’époque un signe de grande fortune. Les enjeux commerciaux bouleversent toutes les données d’un sport en pleine expansion. Les coureurs sont les premiers à en bénéficier de ces retombées sonnantes et trébuchantes. Mensualités par les marques de cycles qui les emploient, bénéficiant d’importantes primes de victoires et de divers prix à l’arrivée. Les champions touchent en fin de mois cinquante fois le salaire d’un ouvrier. Le mythe des géants de la route vient de débuter, les premières collusions financières avec, soit tous les ingrédients qui dans l’avenir laisseront planer un doute sur notre discipline.

- Si la demande se fait sentir, nous aurons l’occasion d’évoquer encore la suite des pages glorieuses du club doyen du Périgord, dont les destinés seront reprises en 1921 par Charles Lacombe(15) puis par Monsieur Marchet. Un entre-deux guerres difficile à gérer certes, avec la multiplication des clubs dans la ville, qui susciteront une rivalité. Mais c’est grâce à M. Delcayrou en 1925, puis à René Leygues lors de la libération, que le Cyclo-Club Périgourdin retrouvera toute sa splendeur. Mais tout cela constitue une très longue histoire, qui mérite sans doute d’être racontée, pour une autre fois… En attendant, souhaitons longue route à notre premier club centenaire(16)  de notre Dordogne. Car si 1908 reste la date de fondation du club c’est tout simplement parce qu’elle a été de tout temps associée à l’arrivée de Petit-Breton, son créateur dans notre vile de Périgueux (lire précision en bas de page).

 (15) il est entouré de quelques bons camarades comme Eyssartier, Monteil, Gaillard, Delcayrou et Papazzogli.

(16) même si les statuts du club n’ont été déposés qu’en 1911, c’est l’arrivée de Petit-Breton en 1908 à Périgueux qui a fait toujours référence. D’ailleurs en 1958, il est lu sur le journal "l’Athlète", la célébration du cinquantenaire fêté en février en présence de deux coureurs champions de France sous ses couleurs. Il y avait l’ancien avec Paul Mazan, frère du prestigieux Lucien Mazan dit "Petit-Breton" qui revêtit le maillot tricolore des amateurs à Amiens en 1908, en couvrant les 100 kilomètres en 3h26’05", puis l’actuel de cette période avec Valentin Huot, vainqueur du titre professionnel en 1957 à Châteaulin (puis plus tard à Belvès). A cette fête, M. Bargue, Président du Comité du Limousin a remis à Huot, la médaille d’Or de la FFC, rappelle le journal. De plus début juin 1958, fut couru à Périgueux le Prix du Cinquantenaire du club gagné par Pierre Ruby licencié à Amboise, devant Jean Dacquay (VC Barsac) et André Lesca (Guidon Agenais). Une preuve de plus qui prouve bien que 1908 a toujours servi d’année référence dans l’esprit du Cyclo-Club.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Roger Bastide, Petit-Breton, Editon Denoël, coll. "La belle époque du cyclisme", Paris, 1985

Périgord Magazine n° 215

Le Journal du Périgord n° 21 de juin 1994

Brigitte et Gilles Delluc, 2003 : Petit-Breton, un champion cycliste à Périgueux, "Bulletin de la Société. historique et archéologique du Périgord", Tome CXXX - Pages de 365 à 372.

La fabuleuse histoire du cyclisme de Pierre Chany - Edtions ODIL - Paris 1982 - page 951

F Roger Bastide, lui aussi ne tarit pas d’éloges à propos de Petit-Breton "S’il courait avec tant de panache et produisait des efforts apparemment disproportionnés dit-il, c’était aussi par esprit tactique, pour impressionner l’adversaire et prendre sur lui l’ascendant moral, ce qui lui arriva souvent. Mais cette énergie poussée au paroxysme entraîna malheureusement de nombreuses chutes par épuisement dans la seconde partie de sa carrière. Il ne termina plus aucun Tour de France à partir de 1910. En 1913 pourtant, pratiquement seul contre la puissante armada Peugeot, des prodiges d’énergie le portèrent bien près de la victoire. "L’Argentin" était en train de distancer le leader du classement général, le belge Philippe Thys, dans l’avant-dernière étape quand sa roue avant, au contact d’un pavé plus saillant, provoqua sa chute à 7 kilomètres de Valenciennes, dans la traversée de la petite localité de Curgies. La malchance, une fois de plus…"

- Mais Lucien Petit-Breton, avec son charme et son élégance, nous a laissé l’image du champion dans lequel les foules aiment à se reconnaître. Sa séduction fit de lui le coureur cycliste le plus adulé de son temps. Nul doute que notre époque y eut été sensible.

F Henri Desgrange juge Petit-Breton "Quand Petit-Breton revient en France en 1902, il a 20 ans et il s’oriente d’abord sur les épreuves de vitesse. Et pourtant, il n’a pas la qualité de base naturelle pour être ou pour devenir un pistard. Il augmente alors les distances et il trouve sa voie dans les épreuves de fond, ce qui peut paraître paradoxal, car il ne se présente pas physiquement comme un monument de solidité et d’endurance. Mais on assiste à un étonnant dédoublement de sa personnalité, car ce mince jeune homme élégant, réservé, charmeur et cultivé devient un démon déchaîné sur sa bicyclette ! On le voit se contorsionner soudain comme s’il était parcouru par une décharge électrique, démarrer encore et encore, exploser en d’impressionnantes crises ponctuées de cris hystériques ! Etonnez-vous après cela que Petit-Breton soit le plus populaire des champions sur piste.

- Mais il y a les lendemains qui déchantent, comme la dépression qui fait suite à la surexcitation. Petit-Breton a besoin viscéralement de rouler toujours en tête. Distancé pour une raison ou une autre, il perd le moral, se livre à de méchantes excentricités ou abandonne.

- Ainsi toute sa carrière oscillera-t-elle entre les exploits exaltants et les renoncements douloureux. Malgré son attirance vers la piste, Petit-Breton a vite compris que le prestige, la popularité et le profit évoluaient vers les épreuves sur route et particulièrement sur le Tour de France. Il saura alors discipliner ses élans et se forcer à la patience et à l’observation.

- "Quand je vois Petit-Breton sur la route, dit toujours Henri Desgrange, je ne puis m’empêcher de songer au bon sprinter qu’il fut jadis, à la silhouette indéniable qu’il possède du beau coureur de vitesse. Pas davantage, je ne puis oublier qu’il est un nerveux avant d’être un musculaire et qu’il paraît anormal qu’il puisse calmer ses nerfs des centaines de kilomètres durant. Je n’oublie pas non plus que ses abandons furent nombreux dans les courses sur route et qu’il abandonna certains Bol d’Or. Mais l’évidence est là, je le répète. Le Tour de France transforme notre homme en un calme, un pondéré, un prudent". Les deux victoires de Petit-Breton dans le Tour en 1907 et 1908, ont été acquises sur une machine poinçonnée, c'est-à-dire que l’on devait réparer en cours de route car l’on n’avait pas le droit d’en prendre une autre, même après un incident matériel sérieux. Petit-Breton était un champion et un chercheur d’une intelligence supérieure qui ne négligeait aucun détail technique ou matériel. En 1908, par exemple, il avait inauguré le système de la cartouchière portative (pour les outils de première nécessité) qui fut ensuite unanimement adoptée."

- Une précision : d’après le Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord (Tome CXXX - année 2003), le Cyclo-Club Périgourdin a été fondé le 7 mars 1911, suite à une réunion à la Taverne des Boulevards où se trouvaient Lucien Petit-Breton, le Pasteur Camblong, Jean Galinat, Charles Lacombe et une poignée d’amis. Mais si 1908 est restée la date référence, cela est du à l’arrivée pas du tout prévue de Petit-Breton à Périgueux, l’année où de surplus il gagnait son 2° Tour de France. Petit-Breton n’a pas fait de vieux os à Périgueux, puisqu’en 1912, il quitta la capitale du Périgord, définitivement... Donc et en vérité, le Cyclo-Club Périgourdin ne serait centenaire que le 7 mars 2011... Il ne s’agit pas de polémiquer mais de rapporter ici les faits réels de l’histoire.

LA DORDOGNE CYCLISTE - LA FIN DE PETIT-BRETON A PERIGUEUX (1908-1917) © BERNARD PECCABIN

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  Blog créé le 09-02-2010 à 14h30 | Mis à jour le 08-12-2018 à 22h15 | Note : 8.93/10