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Un blog dédié aux anciens coursiers de notre Dordogne et de sa périphérie, mais aussi à tous nos futurs champions.
(Blog de Bernard PECCABIN)
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- Reimherr en pleine détresse après une chute dans les 200 derniers mètres...

Dimanche 6 juillet (5° étape Boulazac-Boulazac 162 kms)

Ici lien du Tour Dordogne 2003 (4° étape)

- C'est dimanche déjà pour le public, c'est dimanche enfin pour les rescapés du Tour et ses organisateurs continuellement sur la brèche depuis ce début de semaine. Le soleil est toujours présent, ce qui nous fait un réel plaisir. A cette date on est loin de se douter que cette aubaine durera, même pendant trop longtemps … L'étape du jour est redoutable, et surtout elle l'est pour nos périgourdins qui devront à la fois, gérer, contrôler, défendre, surveiller la substantielle avance de Stéphane. Et lorsque l'on consulte l'itinéraire, rien ne paraît facile. Avec au programme d'abord la longue chevauchée qu'il faudra se coltiner par la remontée de l'Auvézère jusqu'au sommet de Saint-Médard d'Excideuil. Ensuite on virera plein Sud avec des zones tourmentées qui traversent le pays de la noix comme Hautefort, Thenon, Montignac. La dernière partie c'est le retour sur Boulazac, par le chemin des écoliers. Et là on trouve de solides bosses comme Plazac, Rouffignac, sans parler du long faux plat qui vous amène jusqu'au pied de Lacropte. Puis ce sera la série des toboggans entre bois et champs de fraises avec la traversée des villages repaires que sont Marsaneix et Atur. Enfin viendra la conclusion, terrible à avaler avec cette avenue Paul Vaillant Couturier qui vous donne le frisson. On ne sera pas arrivé pour autant au paradis, puisque les douze derniers kilomètres de l'arrière pays Boulazacois constitueront un détour supplémentaire qui profitera à des hommes super forts, sans parler du potage que l'on vous resservira avec la ré-ascension de cette avenue Paul Vaillant Couturier terme d'une étape et d'une arrivée d'un très gros Tour de Dordogne.

- Lorsque le matin on procède à une analyse fine des positions de nos coureurs, on n'a pas de mal de dire que l'on s'est bien défendu. Sur, que si on nous avait annoncés ça jeudi au départ, l'équipe signait de suite pour cette perspective de résultats. Stéphane est premier, mais sans l'incident de Ribérac, qui sait, son avance serait autre, où peut-être que sa révolte ne l'aurait pas conduit à mener les opérations qu'il a enchaînées jour après jour. Derrière nos deux Jérôme ont eux aussi beaucoup de mérites. Vrai qu'on n'a pas parlé beaucoup de cette paire inédite. Et pourtant, ils ont fait quelque chose de fort et même de très fort. Pensez, ce matin on les pointe à égalité de temps (21°) à 1'37". Si on retire de leur retard les 1'11" perdues au chrono de Mensignac, ils seraient ce matin à 26 secondes de Stéphane. D'ailleurs si l'équipe occupe la 3° place du général, c'est bien grâce aux deux Jérômes. On ne peut pas pour autant occulter le travail de Peyencet, Napias et Ceyssat. Peyencet a lâché un peu de lest lors de l'étape de Pomport, c'est vrai, mais cela ne lui retire rien à sa classe et à la nécessité qu'il constitue bien le pivot et le cerveau de l'équipe. Kiki Napias lui s'est senti des ailes hier sur les coteaux du Bergeracois. Encouragé par une foule de connaisseurs, il a retrouvé de bonnes sensations en accusant que 47 petites secondes de retard sur le vainqueur. Bruno Ceyssat par contre était dans une période "sans", mais il n'a jamais baissé les bras et il reste toujours en course, ce qui constitue l'essentiel pour le classement par équipes au cas où une défaillance de ses équipiers surviendrait. De toute façon Bruno est un coureur inclassable, c'est à dire ni leader, ni équipier mais parfois terriblement efficace.

ON NE DIT PAS QUE SARTIS A GAGNÉ,

MAIS QUE REIMHERR A PERDU LE TOUR

- Et bien nous voilà partir pour cette ultime étape, sur laquelle tout le Tour repose. Radio France Périgord et la presse locale ont bien relayé les infos "tous derrière Reimherr" ! Facile à dire, plus difficile à réaliser, mais l'essentiel c'est de se savoir un temps que l'on est suivi et soutenu dans ce Tour. Elles sont tellement rares ces périodes, qu'un sentiment de fierté nous requinque pour nous rassembler, un peu comme il y a deux ans, quand Peyencet nous amenait en finale de Coupe de France. D'ailleurs il n'y a que le vélo qui peut vous procurer ces moments intenses, ces émotions, ces folies qui subliment nos coureurs. Le paquebot du Tour semble donc continuer sa croisière au long cours sur un océan agité comme ce parcours de Boulazac à Boulazac.

- La course est déjà partie avec ce peloton multicolore qui s'étire comme un serpent. La radio égrène la liste des abandons. Peyencet, Napias, Roy descendent vers Montignac, éreintés par la course poursuite livrée derrière les échappées qui menaçaient le maillot jaune de Stéphane. Franck Bigaud (UC.Châteauroux) devient virtuel leader. Accompagné de dix coureurs, il appartient à cette échappée dont l'avance ne dépassera jamais les 45 secondes. Et pourtant le train est très soutenu, tellement soutenu que l'élimination se fait par l'arrière, une technique qui devient efficace. Sur les hauteurs de Lacropte et de Marsaneix, Reimherr se bat comme un diable. Il est seul, mais on sent qu'il est toujours à la hauteur de la course. Il ne quitte pas des yeux la roue de Yann Sartis, mais l'essentiel se réalise avec la rentrée du groupe Bigaud happé par Reimherr et ses compagnons. Il sait que maintenant il doit garder son sang froid. A 20 kilomètres du but, Locatelli se sacrifie pour envoyer vers la victoire son équipier Delalande accompagné un temps par Nicolas Crosbie (Bressuire AC). Lors du premier passage devant le podium de l'arrivée, Delalande a fait le trou. Mais classé 57° et à 15 minutes du maillot jaune, il ne présente aucun danger pour les leaders. Derrière, Reimherr se bat avec détermination. Sont collés à sa roue les Vigouroux, Pivois, Labbe, Delpech, Ravaleu, Bellicaud et Sartis qui ne lâchent pas un morceau. Plus que douze kilomètres à parcourir, c'est moins de dix minutes de course et c'est tant mieux ! Une distance courte mais qui semble devenir une éternité sous un soleil qui ne lâche pas le moindre degré.

- Le dernier raidard se présente maintenant. Le groupe des huit poursuivants est toujours soudé quand il négocie le virage de la route de Lyon face aux établissements Métro. Les coureurs contrôlent, s'accrochent et à bout de force, ils ne peuvent plus attaquer. D'ailleurs il ne reste que 600 à 800 mètres, mais en si peu de distance une seconde peut se prendre encore. Le suspense se poursuit, le premier rond point se négocie bien, le deuxième on passe à droite et à gauche, mais lorsque le groupe fait la jonction à son extrémité et que la fin n'est plus qu'à une portée de fusil, l'impensable se produit. Reimherr cherche à doubler Sartis son dauphin, mais dans cette manœuvre, il se gène avec Helminen et c'est la chute. C'est évidemment l'image que l'on redoute, que l'on déteste et dont on devine que l'on ne peut plus y échapper, car elle vous pète à la figure, dans toute sa frayeur, toute sa laideur, toute son injustice. Quand il tombe, Reimherr se relève vite, jette un œil sur son vélo, remet la chaîne et repart comme si l'instinct le commandait ainsi. Debout, en danseuse, Reimherr se torture, la tête probablement perdue dans un tourbillon d'illusions perdues, changeant de trajectoire comme si de l'autre côté de cette avenue Paul Vaillant Couturier, cela pouvait devenir moins dur de l'escalader. Le visage défait, les cernes profonds, il sait qu'il vient de perdre. Fou de rage il fait valser son vélo au dessus de la ligne d'arrivée, avant de s'effondrer sur le bitume. Les genoux égratignés, les paumes en sang, il est épuisé et déçu. Sur ses rigoles de ses joues creusées par les efforts et la fatigue, des larmes coulent. C'est dur de terminer ainsi, dur après avoir bossé pendant cinq étapes, dur aussi pour ses équipiers qui l'ont aidé, dur pour son public, dur pour son staff et pour Jean-Claude Porcher dont les yeux humides cachent une grande amertume. Lucide, en pleine forme et en grand patron, Stéphane perd bêtement. Sans doute parce qu'il a cherché à sauter Sartis, histoire de prouver qu'il serait bien le meilleur en faisant sur la ligne la différence, une fois de plus. Le rideau est tiré, les commentaires n'y feront rien, Sartis a gagné parce que Reimherr est tombé, c'est aussi simple que cela ! D'ailleurs personne ne dit que Sartis a gagné, mais toute la presse écrit que Reimherr a perdu le Tour. La seule pointe d'ironie que l'on trouve géniale, six mois après, c'est celle de Dominique Boivineau, qui souhaitait que cette avenue Paul Vaillant Couturier soit débaptisée, pour devenir Paul Vaillant Reimherr …

Les périgourdins dans l'étape : Reimherr (17°) à 47", Paul (61°) à 3'00" Ceyssat (64°) à 3'13". Une journée capitale, une journée qui se termine  mal et qui fait perdre le Tour à Stéphane à 150 mètres de la ligne d'arrivée….! Inutile d'en reparler. Les trois abandons nous ont fait peur un temps. Heureusement que Jérôme Paul a terminé au courage à 3'00" et que Ceyssat après un début pénible a réalisé une performance à Boulazac en franchissant la ligne 3'13" après Sartis. Ces éléments nous permettent de terminer 5° du général par équipes, ce qui démontre notre valeur dans une course d'une telle dimension et que nous sommes en mesure de faire la pige aux clubs de DN1. Mais supposons un temps que Jérôme ou Bruno se lâchent, et bien ce serait fini de ce classement par équipes, comme quoi ça compte toujours de terminer une course et bravo à eux d'avoir rallié Boulazac!

Nos places au général : Reimherr (5°) à 27", Paul (27°) à 4'17", Ceyssat (84°) à 38'32". Le club occupe la 5° place du classement par équipes derrière l'UC. Châteauroux, France Police, le VC Loudun et la Trinitaine.

LA DORDOGNE CYCLISTE - 17° TOUR DE DORDOGNE - 3 au 6 juillet 2003 © BERNARD PECCABIN - (à suivre avec l’édition 2004)

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 06-07-2011 à 14h25

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  Blog créé le 09-02-2010 à 14h30 | Mis à jour le 18-06-2018 à 18h20 | Note : 8.93/10