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(Blog de Bernard PECCABIN)
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9 JUILLET 1913 EUGENE CHRISTOPHE TOMBE ET FORGE SA FOURCHE

12 KILOMETRES PLUS LOIN, A SAINTE MARIE DE CAMPAN

3 JUIN 1951, CHRISTOPHE EST INVITE A SAINTE MARIE DE CAMPAN

POUR IMMORTALISER CE QU'IL A VECU

- RECIT DE CETTE COMMEMORATION LUE SUR L'ATHLETE -

- Cri-Cri vainqueur en 1920 de Bordeaux-Paris

- Le Tourmalet et sa montée qui n'était pas goudronnée. En 1913, la situation était encore plus précaire... sur ces chemins qui n'étaient en faits que des voies de passage pour les bergers.

- Scène de Christophe en train de forger. Ceci est une photo imaginaire reproduisant la scène

Relire la première partie du récit.

- C'est l'histoire d'une manifestation en l'honneur d'Eugène Christophe qui 38 ans après son accident légendaire (9 juillet 1913), est revenu sur les lieux le 3 juin 1951, à Sainte-Marie de Campan, invité par une poignée de passionnés. Et maintenant, place à cet "article de presse".

- C'est toujours avec un léger recul que l'on perçoit plus clairement les nobles leçons qui se dégagent d'un haut fait, c'est toujours avec un léger recul que l'on revit plus intensément une manifestation empreinte de chaleur spontanée. Aussi est-ce volontairement que nous avons attendu une semaine pour dégager la haute portée de la manifestation Christophe, du 3 juin à Sainte-Marie de Campan.

- La mâle volonté qui poussa le grand champion de 1913 à ne pas abandonner le Tour à la suite d'un accident aux suites irréparables pour le classement général avait montré que Christophe était non seulement un grand lutteur mais aussi un grand sportif. Combien à sa place, en effet auraient cessé une lutte vaine, sans se soucier des engagements tout au moins moraux, qu'ils devaient assumer vis-à-vis de leurs constructeurs ? "J'avais choisi le métier de coureur disait-il dimanche, je devais donc en assumer jusqu'au bout les charges". Quelle élévation d'âme !

- Mais il ne contenta pas de finir sans gloire. Il donna toujours le maximum de lui-même et ainsi il se classa excellent septième, ayant passé la journée de repos à Luchon, à réparer soigneusement sa machine. C'est cette dualité magnifique qui rend son épopée plus grande, que la Fédération reconnaissante, en la personne de son adjoint, notre cher Cyrille Abadie, sur l'initiative très belle de M. Chesal a voulu immortaliser. Elle y a parfaitement réussi et cette foule vivante et colorée qui n'avait pas craint d'affronter les kilomètres et les morsures du soleil, car la grosse majorité des participants étaient les purs amoureux de la petite reine, ceux qui ont trouvé en elle une compagne fidèle.

- Manifestement le grand héros du jour, Christophe a vécu dimanche les heures les plus glorieuses, les plus poignantes de sa carrière. Lorsqu'il ceint d'un exaltant maillot tricolore, portant son numéro du Tour de 1913, il atteignit le carrefour des deux géants, le Tourmalet et l'Aspin. Toute cette masse humaine lui fit escorte et déjà il put apprécier que 38 ans après, il était toujours aussi vivant dans les cœurs des sportifs.

- Dans la forge, il retrouva le gamin qui lui tira le soufflet, un gamin devenu un homme ému, l'impitoyable commissaire les yeux humides, et Monsieur Adoret devenu un maire reconnaissant. Mais lorsqu'à ce moment un télégramme de son fils et de ses petits-fils, qui lui marquaient toute leur admiration, lui fut apporté, le vieux Goulois sentit ses jambes défaillir.

- Il n'était pas pour autant au bout de ses émotions réconfortantes. La vibrante allocution du Président Joinard, tel un magnifique tribun à l'idéal élevé, inaugurant la plaque et l'accolade touchante qui suivit, l'admiration de Thys, vainqueur du Tour 1913, pour le vainqueur moral que l'As Belge reconnaissait supérieur, rapportée par le commissaire Lecomte, la voix cassée, la remise par Georges Dutein au nom du grand quotidien du sport "L'Equipe", d'une plaquette en vermeil, puis celle d'un bouquet de vainqueur par Madame Pujo, s'en était trop pour le cœur de Cri-Cri, qui avec des larmes dans les yeux déclara que toute sa vie durant, il aurait une blessure inguérissable, qui chaque année à l'époque du Tour de France se rouvre, quand il constate qu'il ne figure pas au palmarès de la grande boucle que, par deux fois, il aurait dû enlever.

- Cette émotion intense avait gagné tous les manifestants et au cours du vin d'honneur offert par la municipalité de Campan, c'est avec effusion que Christophe embrassa la très verte Mme Despiau, âgée de 84 ans, qui toute étreinte par l'émotion lui rappela qu'elle fut son indicatrice pour lui faire trouver la forge. Monsieur le sous-préfet de Bagnères était lui aussi très touché par cette détresse de l'infortuné champion et le trouble qui se dégageait de son improvisation n'était pas feint.

- Très pur fut aussi le geste commun du président Joinard et de Christophe, toujours revêtu de son maillot tricolore, se rendant au monument aux morts, situé dans l'église de Sainte-Marie, derrière la statue de Jeanne d'Arc, pour y déposer leurs gerbes.

- Le banquet qui, Chesal dixit fut un de ceux qui donna lieu aux plus belles joutes oratoires, tant les allocutions faisaient appel au cœur en envolées sublimes. Bien entendu, l'énergique Christophe avait du mal à cacher son émotion et (lorsqu'il se vit offrir par la municipalité de Campan, un nécessaire de bureau, c'est par une très belle improvisation sentie qu'il précisa : "Non, dans les Tours de 1913 et 1919, je n'ai pas été battu : seule la malchance est venue à bout de moi et a fait que mon nom n'est pas sur la liste des vainqueurs du Tour. Mais aujourd'hui, vos cœurs, à l'unanimité m'ont déclaré... gagnant du Tour en 1913 et désormais je pourrai dire : j'ai gagné en 1951 le Tour de 1913."

- C'est à Bagnères, qu'après la visite des uniques grottes de Médous, M. Bruzelet directeur, devait lui procurer une dernière émotion. Un énorme moka fut en effet offert aux convives, confectionné par le président de l'UV Lourdaise, portant tracée une carte du Tour pimentée de coureurs et où les mots "Honneur à Christophe" se détachaient. C'est littéralement étourdi par toutes ces marques d'amour, d'admiration, que Christophe devait quitter la Bigorre. Son exploit est passé désormais à la postérité et la plaque de Sainte-Marie de Campan sera un lieu de pèlerinage pour toutes les générations sportives qui viendront puiser à la lecture de son odyssée, le courage, la volonté, l'idéal. Et tandis qu'il nous serrait la main avec reconnaissance pour ce que nous avions réalisé en son honneur, il déclara : "J'emporte, nous dit-il, un souvenir inoubliable de cette journée". Et revenant encore sur la remarque qu'il avait faite auparavant, il ajouta : "Jamais je ne pourrai me consoler à l'idée que le Tour ne figure pas à mon palmarès, cette épreuve où par trois fois, une noire malchance s'est abattue sur moi. En 1913, où vous savez ce qui m'advint. En 1919, où alors que j'étais en avance de 33 minutes, les deux fourreaux de ma machine se brisèrent et enfin en 1922, où ayant cassé mon vélo à Valoires, il me fallut pour poursuivre mon chemin, enfourcher celui d'un brave curé. Mais aujourd'hui vos cœurs, l'ambiance au milieu de laquelle je viens de vivre me l'ont fait gagner et puisque nous sommes en période électorale, c'est vous tous qui m'avez élu gagnant du Tour de France 1913. Je retournerai bientôt dans votre beau sud-ouest, où toujours avec le même plaisir je retrouverai votre président du comité M. Abadie, qui est né la même année que moi, et M. Bidon de l'Athlète, un ami aussi que j'ai connu au Salon et qui lui aussi est de la même classe."

- Brave Christophe, grand sportif, noble cœur et haute figure à prendre en exemple.

Ecrit sur le journal l'Athlète, par François Bordenave

délégué général des Landes de la FFC,

Commissaire général de la manifestation de Sainte-Marie de Campan

en l'honneur d'Eugène Christophe)

LA DORDOGNE CYCLISTE - EUGENE CHRISTOPHE - 24/02/2012 © BERNARD PECCABIN

(à suivre avec Christophe dans un mémorable Milan-Sanremo

qu’il remporte en 1910, dans des conditions dantesques.)

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 24-02-2012 à 10h16

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  Blog créé le 09-02-2010 à 14h30 | Mis à jour le 15-03-2017 à 16h55 | Note : 8.93/10